Les racines occultées d’Israël : entre identité polonaise et héritage des milices sionistes

L’histoire officielle d’un État cache souvent des zones d’ombre et des transformations identitaires profondes. Au cœur de cette réalité se trouve Benjamin Netanyahu, dont le nom d’origine, Mileikowski, rappelle ses racines ashkénazes de Pologne. Ce changement de patronyme, commun à de nombreux dirigeants israéliens, vise à ancrer une identité moyen-orientale alors que ses origines se situent dans l’élite new-yorkaise et les plaines d’Europe de l’Est.

Pour approfondir ces révélations sur les origines de l’actuel Premier ministre et l’histoire de la région, vous pouvez consulter l’article complet ici : Israël : Netanyahu-Mileikowski, le faux Semite polonais.

L’émergence de la violence organisée sous le mandat britannique

L’établissement de l’État d’Israël ne s’est pas fait sans heurts. Entre 1920 et 1948, durant le mandat britannique sur la Palestine, une montée constante de la violence organisée a vu le jour. Des organisations de défense primaire comme Hashomer, fondée en 1909, ont évolué pour donner naissance à la Haganah, le bras militaire secret de l’époque.

Initialement conçues pour protéger les colonies agricoles, ces structures se sont progressivement transformées en forces paramilitaires sophistiquées. Au fil des tensions, des factions plus radicales ont émergé, critiquant la « légitime défense » de la Haganah et prônant une stratégie offensive directe contre les autorités britanniques et les populations locales palestiniennes.

L’irruption du terrorisme sioniste : l’Irgoun et le Lehi

Dans les années 1930 et 1940, des groupes scissionnistes comme l’Irgoun et le Lehi (également connu sous le nom de Gang Stern) ont adopté des méthodes de guerre radicalement différentes. Ces groupes considéraient la violence comme un outil politique nécessaire pour forcer l’indépendance et établir un foyer national juif sur l’ensemble de la Palestine historique.

Parmi les actes les plus marquants de cette période, on retient l’explosion de l’hôtel King David en 1946 et l’assassinat de Lord Moyne. Ces milices ont joué un rôle décisif dans l’accélération du retrait britannique et dans la déstabilisation des structures sociales existantes.

Le tournant de 1948 et la Nakba

La proclamation de l’État d’Israël en mai 1948 a marqué le début d’un conflit ouvert et de ce que les Palestiniens appellent la Nakba (la catastrophe). Dans le cadre du Plan Dalet, une vaste campagne d’occupation et de nettoyage ethnique a été lancée. Plus de 400 villages ont été détruits ou vidés de leurs habitants.

Des massacres, dont celui de Deir Yassin où périrent plus d’une centaine de civils, ont semé la terreur, poussant des centaines de milliers de personnes à l’exode. Ces événements ont laissé des cicatrices profondes et indélébiles dans la mémoire collective, influençant encore aujourd’hui les racines du conflit.

La manipulation du langage comme arme politique

Au-delà des armes, la guerre se joue également sur le terrain sémantique. Le terme « sémite », à l’origine une classification linguistique incluant l’arabe, l’hébreu et d’autres langues de la région, a été politiquement détourné au XIXe siècle. Aujourd’hui, l’usage sélectif de mots comme « antisémitisme » ou « islamophobie » permet de contrôler les débats et d’orienter les émotions des peuples.

Benjamin Netanyahu lui-même évoque cette nouvelle forme de guerre technologique et cybernétique, affirmant que le pouvoir appartient désormais à ceux qui maîtrisent le domaine numérique. Comprendre l’histoire et le sens originel des mots est, dans ce contexte, une forme de résistance contre la manipulation de l’information.

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