L’ampleur de la défaillance administrative au sein de la défense américaine atteint des sommets inquiétants. Un rapport récent de l’Inspecteur général du département de la Défense, publié en décembre 2025, révèle que les États-Unis ont perdu le contrôle sur une part massive de l’aide militaire expédiée au Proche-Orient. Depuis les événements d’octobre 2023, le Pentagone a acheminé pour 13,4 milliards de dollars d’armes et de munitions, mais la traçabilité de ces envois s’est effondrée.
Alors qu’auparavant 69 % des livraisons étaient correctement suivies, ce taux est tombé à seulement 44 % durant le conflit actuel. Ce manque de rigueur signifie qu’environ 7,5 milliards de dollars d’équipements, comprenant notamment plus de 4 millions de munitions réparties dans 42 cargaisons distinctes, ne font l’objet d’aucun suivi sérieux. Pour plus de détails sur les chiffres et les implications de ce dossier, vous pouvez consulter l’article complet ici : USA : le Pentagone a perdu la trace de 6 milliards de dollars d’armes envoyées à « Israël ».
Les risques liés à cette opacité sont multiples et alarmants. Les enquêteurs soulignent que ces armes sensibles pourraient facilement se retrouver sur des marchés noirs ou être détournées pour déstabiliser d’autres régions, notamment en Afrique. Il existe également une crainte réelle de voir ce matériel tomber entre les mains de colons extrémistes ou d’acteurs hostiles aux intérêts internationaux.
Le Pentagone tente de justifier ces manquements par l’urgence des livraisons et une pénurie de personnel pour effectuer les inspections physiques et virtuelles nécessaires. Si des promesses de contrôles renforcés ont été formulées pour l’année 2026, la crédibilité de ces engagements reste sujette à caution. Ce scandale relance inévitablement le débat sur la transparence de l’aide militaire américaine et la responsabilité des décideurs quant à l’usage final de l’arsenal financé par les contribuables.
Pour comprendre cette situation, on peut l’imager ainsi : c’est comme si une banque expédiait des milliers de coffres-forts sans noter l’adresse de livraison ni garder la clé, espérant simplement qu’ils arrivent à bon port sans être interceptés en chemin.
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